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Publié en français: Avril 2003

Espace propre: un nouveau modèle
ou
Comment être dedans-dehors pour inclure,
 transcender, transformer

Dominique Clère

"Habiter son espace, c’est donc le parcourir, s’y mouvoir, l’investir
personnellement et activement pour le tisser avec des fils rénovés."
F. Roustang, La fin de la plainte.

Issu de la modélisation des travaux récents de David Grove par Penny Tompkins et James Lawley, le modèle Clean Space propose une méthode pour découvrir ses cartes du monde de manière légère et créative.

Ce travail continue l’exploration et le développement des paysages métaphoriques à l’oeuvre dans la modélisation symbolique.

Clean Space, propre espace, espace propre, c’est l’espace personnel, spécifique à un individu, conforme à sa carte et situé dans un espace matériel concret.
L’accompagnement est un exercice spatial qui utilise les notions de position perceptuelle, de changement de point de vue et qui joue sur le paradoxe d’être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du système.

A la source

Ce qui est présupposé, c’est le lien au monde: l’information est disponible dans l’espace, celui de l’individu, du système et de l’interaction avec l’environnement; la personne connaît les informations utiles pour son développement, elle est à même de les recueillir; l’être humain appartient à un système plus grand avec lequel il est relié.

Le déroulement de l’exercice

Trois moments sont importants : choisir des espaces, les explorer, les nommer.

Choisir des espaces
La personne se positionne dans l’espace, plaçant aussi à la place qui lui convient un papier sur lequel est inscrit son objectif ; elle va ensuite choisir, déterminer divers espaces dans le lieu.

Explorer les lieux
Puis, le sujet se déplace, circule d’un endroit à l’autre.
La procédure, des questions d’accompagnement simples, légères, se répète plusieurs fois dans le temps et vise à ce que la personne retrouve des connaissances particulières par rapport à un objectif déterminé, qu’elle explore ses savoirs et les incarne dans son corps, dans l’ici et maintenant.

Nommer les espaces
Chaque espace est nommé : de ce fait, le complexe devient simple et le nom agit comme révélateur qui condense toutes les informations recueillies dans l’espace : les éléments découverts sont reliés par des réseaux de relations spécifiques et les noms donnés servent aussi de symboles.

Un bref exemple

De cet espace, "point de départ", je peux voir mon objectif, il est proche, tangible.
De cet autre, "la fuite", je ne le vois plus et quand je ne le vois plus, je me sens comme un orphelin, mon coeur se rétrécit. Dans cet autre endroit, "sérénité des plantes", je me sens calme et serein, prêt à exprimer ce que je ressens et qui m’étouffait dans l’endroit près du mur, "la prison".

Et quand je regarde l’ensemble, je vois que j’ai suivi des lignes courbes, celles de ces plantes, qui m’ont servi à être souple.

Pour aller vers mon objectif, il me suffit de rester fidèle à ce que j’ai découvert dans l’espace à côté de la fenêtre, "air du large"...

En aval : perspectives du modèle

L’intérêt de ce travail est multiple.

Par la multiplicité des points de vue s’effectue toute une découverte de la carte: il devient possible de percevoir le système, sa cohérence et d’obtenir des informations nouvelles, de se les réapproprier pour les réorganiser.

Peu à peu, l’information prend forme, comme une construction qui s’élabore au fur et à mesure de l’accompagnement.

Se dessine alors toute une cartographie spécifique, propre à la personne, à son modèle du monde, dans la situation donnée et cette cartographie vaut aussi pour l’ensemble du système.

Une suggestion pour que se révèle le tracé directeur du système : après le travail, dessiner et relier les points correspondant aux espaces par des lignes donne une forme géométrique particulière.

L’environnement devient partie prenante du travail car il est incorporé dans le paysage métaphorique : des lignes de sens s’établissent, les objets deviennent des symboles avec leur sens propre et ils appartiennent au système découvert.

Les injonctions données durant l’accompagnement "Trouve un endroit qui connaît quelque chose à propos de l’objectif..." sont l’opposé des injonctions paradoxales qui créent les schémas de doubles contraintes; elles vont dans le sens de la croissance et agissent de manière libératrice.

Il est alors possible de transcender les systèmes de contraintes et d’inclure leurs divers éléments pour créer un nouveau paysage

Le modèle de l’Espace propre devient une réponse aux schémas contraignants.

Le travail spatial, par les déplacements d’un espace à l’autre, permet de mettre à plat les diverses composantes de la carte de l’individu,de les séparer concrètement pour les visiter: en même temps, il devient possible de les réunir, les inclure dans un système qui possède sa logique spécifique et qui est en lien avec un système plus large: simple et complexe architecture créée par la mise en relation des espaces, leurs résonances et les ponts que l’ingénieur de génie a su bâtir, utilisant tous les composants à sa disposition dans une créativité originale!

© Dominique Clère
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Workshop


with

Marian Way

and
James Lawley

July 13-14 2017
in
London, UK



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